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Page // Juridique & Guide

 Alors que vous soyez pédestre, cavalier, cycliste, chasseur, pêcheur, adepte du 4x4, du quad ou de la moto verte, il vous appartient de défendre farouchement la liberté de circuler, essentielle dans une démocratie authentique.
Enfin, selon l' adage, nul n’est censé ignorer la loi !
Il faut casser violemment une « monarchie administrative »…

Pour les Loisirs Verts, il s’agit de pratiquer le Droit… sans avoir à justifier d’une licence en droit !

Par Jean-Pierre Steiner

 




 

 
. : Contester vos PV : .
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-> Chronique PV : intro

CRHONIQUE

Contestez vos PV!

D’après les données du Codever, 90 à 95% des PV dressés aux 4x4 et motos vertes sur les chemins sont abusifs! Même si la verbalisation elle-même reste un événement coutumier, cela signifie que beaucoup payent pour des infractions qu’ils ne commettent pas... Contestez donc tout PV et apprenez à vous défendre.

 

La Loi n’interdit que le hors-piste tandis que les réglementations locales, émanant d’arrêtés municipaux ou préfectoraux, doivent être dûment motivées. Sur le fond, il n’y a donc rien de scandaleux en soi. Ce qui l’est en revanche, c’est l’interprétation systématique qui est faite des textes. Un exemple pour mieux comprendre : les agents de l’ONF qui verbalisent en partant du principe que tout chemin en forêt est interdit à la circulation. Faux : l’article R.331.3 du Code forestier qui sert de fondement aux PV ne formule d’interdiction que « hors des voies ouvertes à la circulation publique ».
La campagne d’intoxication des écolos et du Ministère de l’Environnement, ayant eu pour relais les fédérations pédestres, a tout fait pour convaincre opinion, élus et fonctionnaires que l’utilisation d’un 4x4 et motos était dorénavant prohibée. D’où les excès des gardes forestiers, mais aussi des gendarmes, des gardes-champêtres, ou des agents de la Chasse et de la Pêche. En amont, les administrations, les préfectures et les élus ne se gênent pas non plus pour faire déraper les réglementations et les lois dans le sens qui les arrange. Souvent, les circulaires, les arrêtés ne sont pas plus légaux que les PV...
On ne le dira jamais assez : circuler sur les chemins est un droit. Et ce droit fondamental qui répond à la liberté publique la plus essentielle dans une démocratie, celle d’aller et de venir, il faut le défendre. Comme les PV et les interdits sont abusifs, cela veut dire qu’ils sont... contestables. Surtout, ne vous gênez pas.

 

-> Chronique PV : article

Restez calme et courtois

Répétons-le ici : les verbalisations sont habituelles, même sur les 2 500 000 km de chemins ! Les Gendarmes et les ONF font des guets-apens ! De plus, si vous prenez la peine de respecter les panneaux d’interdiction, il ne vous arrivera jamais rien de fâcheux, pas même dans une forêt domaniale. L’article R411-25 du Code de la route impose une signalisation règlementaire pour informer les usagers des mesures locales qui ont été prises par les autorités compétentes. On retrouve cette obligation de signalisation pour les forêts, qu’elles soient domaniales, communales ou « soumises ». Le fameux article R.331-3 et le R.412-16 du Code Forestier exigent en effet « que les interdits soient matérialisés par des barrières ou des panneaux à l’emblème de l’ONF ». On ne peut être plus clair! Même les chemins privés répondent à cette nécessité : « il appartient aux propriétaires des voies privées non ouvertes à la circulation de prendre toutes les dispositions pour matérialiser l’interdiction qu’ils font de l’emprunt des dites voies privées » proclame l’article 1er du décret 80-923 du 21 novembre 1980.
Si vous êtes arrêté, restez courtois, poli et expliquez-vous calmement avec l’agent assermenté. Une franche explication évite souvent la prune. Peut-être avez vous commis une bévue par simple ignorance. Ne vous laissez pas aller aux insultes, au refus d’obtempérer, au délit de fuite : ça ne fait pas avancer le « smilblick » et surtout votre attitude irresponsable risquerait de se retourner contre vous, ultérieurement. Vous n’avez pas violé de jeune fille, ni braqué une grand-mère. Restez calme vous dis-je, d’autant que vous n’avez rien à vous reproché... En revanche, si l’affaire semble mal engagée, exigez de l’agent qu’il prouve son autorité! Beaucoup d’entre eux sont en « civil », ou ne sont pas de service ce jour-là! Et surtout, ne reconnaissez pas l’infraction présumée (généralement vous êtes accusé de rouler sur un chemin interdit) que vous allez contester. Il est toujours délicat de se rétracter et de revenir sur ses déclarations devant un tribunal...
Avant de poursuivre, il faut déjà connaitre ce qui est susceptible de vous être reproché : non respect d’un arrêté municipal ou préfectoral, circulation sur une voie non ouverte à la circulation publique, etc. A supposer que ces accusations soient fondées, ce ne sont que de simples infractions relevant de contraventions de 3ème et 4ème classes. Vous ne risquez pas votre vie. Restez calme. Ces contraventions donnent généralement lieu, comme pour un défaut de stationnement, à une « procédure simplifiée » qui se concrétise par une carte-amende. Elle vous est délivrée sur place à moins que vous ne la receviez plus tard, par la poste.

 

Contester? C’est simple et efficace

La carte-amende vous invite à régler une somme « forfaitaire », généralement 45 € (3ème classe) ou 130 € (4ème classe) suivant le cas de figure, afin de vous éviter, dit-on, une comparution devant le tribunal. Ici on joue sur du velours en agitant le spectre de la Justice. Et bien tant mieux! Seule la Justice peut réparer le préjudice qui vous est fait : il ne faut surtout pas la craindre, bien au contraire.
Toutes les modalités de la contestation sont indiquées au verso de la carte-amende.   Vous disposez d’un mois pour la retourner, accompagnée d’une lettre de réclamation (en recommandé) qui précisera l’absence de signalisation, le statut juridique du chemin (communal, rural, privé « ouvert »). A réception, l’administration (la préfecture) ou l’Officier du ministère Public (l’O.M.P., c’est la Police...) peut classer l’affaire (c’est rare) ou plus assurément, transmettre le dossier au Parquet où le Procureur décidera certainement de vous assigner devant le Tribunal de Police ou de Grande Instance.
A ce niveau de la procédure, soyez sur vos gardes! Il peut arriver que suite à votre contestation, l’O.M.P. vous réponde que votre réclamation n’est pas justifiée et donc non recevable. Bien sûr, dans la foulée, il vous somme une nouvelle fois de bien vouloir régler l’amende forfaitaire « avant poursuites ». Ne vous laissez pas faire par cette intimidation stérile. Répondez à votre tour en réaffirmant votre désir « forcené » de comparaitre devant la Justice en précisant que c’est votre droit constitutionnel de citoyen. Point.
Vous pouvez alors attendre sereinement la suite des événements même si, de son côté, le Trésor Public se plait à vous adresser un « avertissement » ou « un avis d’amende majorée ». C’est de l’intox, laissez couler en prenant la précaution toutefois de leur préciser par courrier que, justement, la Justice ne s’est pas encore prononcée sur votre cas. Et paf sur le blair!
Une parenthèse ici pour dénoncer les manœuvres d’intimidation de l’Administration qui ne recule devant aucun sacrifice. Laissez les fonctionnaires zélés jouer dans leur petite cour de récré : vous conservez intacts vos droits. Dans cette optique gardez les preuves de l’envoi de votre contestation (AR du recommandé). Et c’est parti mon kiki.

 

A vous de jouer

Vous allez donc passer devant le Tribunal. Certes, ce n’est pas bien agréable. On a le trac. La salle d’audience est impressionnante. Et alors? En avoir ou pas, that is the question. C’est vrai, ici, il faut du... vrai courage. Mais il n’y a pas non plus matière à dramatiser la situation. Ce « calvaire », passager d’ailleurs, constitue le seul moyen de s’assurer d’une bonne application de la Loi. Il n’y a pas le choix : en scène...
Devant les juges, le temps accordé pour donner vos explications est bref. Il s’agit donc de préparer votre défense à l’avance en constituant un dossier clair et précis : cela s’appelle un Mémoire en Défense. Il doit indiquer vos arguments et être accompagné des documents qui serviront à démontrer votre bonne foi : relevé du cadastre (il est en mairie) prouvant le statut juridique du chemin, témoignages écrits (à l’exception de vos parents et de votre employeur), photos du chemin montrant l’absence de signalisations, constat d’huissier, etc.
Parlez lentement aux juges d’une voix la plus forte et la plus claire possible (vous aurez la gorge nouée, of course), argumentez en suivant le fil conducteur de votre Mémoire en Défense dont vous laisserez un exemplaire aux magistrats avant de revenir à votre chaise.
Les verbalisateurs étant des agents assermentés, leurs affirmations font foi. Il vous appartient donc d’apporter les preuves de votre bonne foi ou de votre bon droit. Sur le fond, vous pouvez démontrer que l’infraction reprochée n’est pas du tout constituée : absence de signalisation, ce n’est pas vous qui conduisiez le véhicule, statut juridique du chemin (communal, rural) ouvert à la circulation publique, etc. Vous pouvez parfois aussi contester la forme : procès-verbal incomplet n’indiquant pas l’identité du conducteur (la seule immatriculation du véhicule ne suffit pas), verbalisation rédigée a posteriori (les agents ne vous ont pas pris sur le fait, ou vous avez été l’objet d’une délation qui ne prouve rien), incompétence de l’agent verbalisateur qui n’était pas en service ce jour là, etc. C’est le moment de faire valoir les témoignages des personnes qui étaient présentes au moment des faits.
Si vous êtes poursuivis pour de pseudo-dégâts, précisez que les ornières ou les traces révèlent des pneumatiques de tracteurs ou d’engins forestiers : faites des photos, ou mieux, faites-le constater par un huissier avant l’audience.
N’hésitez pas non plus à prendre connaissance de la règlementation que l’on vous reproche de ne pas avoir respectée. Qu’il s’agisse d’un article de Code ou d’un arrêté municipal, le libellé du texte réglementaire vous indiquera, dans tous les cas de figure, en quoi vous n’êtes justement pas concerné par ladite mesure. Je vous ai cité en ce début d’enquête l’article R.331-3 du Code Forestier, que les agents de l’ONF interprètent abusivement. Il en existe beaucoup d’autres placés dans la même situation.
Voilà, c’est fini. Les juges vont se prononcer, souvent par une décision qui sera prise en « délibéré », c’est à dire ultérieurement, le temps que les magistrats se penchent sur le cas que vous leur avez soumis. A noter ici que dans la plupart des affaires de ce genre, la présence d’un avocat n’est pas indispensable, surtout si vous basez votre défense sur le mode d’emploi préconisé par le Jean-Pierre Steiner et contenu dans son guide juridique « le Vert Chemin ». En revanche, si la peine encourue est sévère, ou si la question de droit est délicate, voire nouvelle, l’avocat devient alors nécessaire. Mais 9 fois sur dix, ce n’est nullement le cas.
Enfin, si la décision de Justice ne vous a pas donné satisfaction, n’hésitez pas à faire appel dans les dix jours. Pour faire appel, il faut soit utiliser un avocat, soit vous présenter personnellement au greffe du tribunal qui vous a condamné en première instance : ne le faites pas par écrit, même en recommandé.
Les juges de Cour d’Appel sont plus fins, moins « Comité de Salut Public », plus compétents aussi, et ils ne manqueront pas de vous donner raison, surtout pour des situations qui ont déjà été jugées favorablement, à maintes reprises, depuis 1991.
Allez bon courage, et apprenez à vous défendre. Pour la petite histoire, sachez que je comparais personnellement deux fois par an devant les tribunaux : je suis toujours vivant et je n’ai que très, mais alors très rarement perdu..
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. : Tribune : Rando individuelle : .
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La Rando individuelle,


le Droit, indispensable...


Par Arnaud de Saint-Léger


Les pratiquants sont plus que jamais préoccupés par les problèmes de terrain, devenus fréquents et systématiques. Et il semble que la situation ne s’arrangera que si vous apprenez à vous défendre. Où pouvez-vous encore circuler? Qu’est-ce qui vous attend demain?


Pratiquer le 4x4 ne semble pas être une mince sinécure pour la plupart d’entre vous. Verbalisations abusives, interdictions locales, excès de pouvoir se multiplient pour nous parquer et nous interdire l’accès aux chemins. Que faire? Où aller? Comment? Pour que vos virées ne tiennent pas du parcours du combattant, vous pouviez suivre le mode d’emploi qui suit, préconisé par le Codever, et donc moult fois vérifié.
Malgré tout ce qui a été dit, lu, vu et entendu depuis l’avènement de la Loi Lalonde, malgré les campagnes d’intoxication orchestrées par le ministère de l’Environnement, les groupes de pression écolos ou les Parcs Naturels Régionaux, sachez que vous pouvez toujours randonner en 4x4. Les textes légaux sont finalement très clairs sur ce point. Faites le savoir!
Ce dossier démonte notamment les mécanismes de la liberté publique de circuler, lesquels conditionnent aussi bien les sorties personnelles que la pratique de groupe.

-> Rando, que dit la Loi ?

Que dit la Loi ?

Ne vous inquiétez pas : je ne vais pas compliquer la partition par un argumentaire juridique trop pointu. Il s’agit simplement ici de camper le « cadre »...
En résumé, la Loi Lalonde n° 91-2 du 5 Janvier 1991 ne proscrit qu’un seul dérapage : le hors-piste. Cette disposition ne nous gêne en aucune façon puisque la randonnée motorisée n’emprunte que chemins et pistes, c’est à dire des voies de communication. L’article 1 précise même que vous pouvez non seulement circuler sur les voies rurales et communales, mais aussi sur les chemins privés dits « ouverts ».
Cette notion d’ouverture à la circulation publique est fon-da-men-tale. Elle est aussi très large puisque une multitude de textes officiels (dont je vous fais grâce!) rappellent que «le fait qu’il existe un trafic général et continu» ou «l’absence d’obstacle physique ou de panneau» suffisent pour légitimer votre présence sur un chemin, fût-il privé! Etonnant non? Cela étant dit, cela ne signifie pas que vous ayez le droit de tourner sur des pistes de ski ou des chemins évidents d’exploitation... Simple question de bon sens : il ne faut pas se placer dans une position indéfendable ou « limite ».
La notion d’ouverture à la circulation répond en écho à la liberté publique d’aller et de venir, dont les Droits de l’Homme et la Constitution sont les garants... En ce sens, la Loi Lalonde peut même être taxée d’anti-constitutionnalité, comme l’a d’ailleurs démontré l’étude réalisée par Maître Lyon. Cette Loi porte en effet atteinte à la liberté de circuler pour des motifs juridiquement contestables, et surtout cautionne des interdictions générales et absolues, génère des discriminations entre usagers.
Tout ceci est important : votre activité de randonnée n’a rien de coupable!
Le décret d’application, en date du 20 mars 1992, ne sonne guère mieux, puisqu’il vous considère -en cas d’infraction- comme des délinquants de 1ère catégorie. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est le « prix » payé pour agression ou racolage sur la voie publique! Ces menaces stériles ne concernent normalement que les éventuels auteurs d’un hors-piste sauvage... Mais « on » tente de plus en plus d’en élargir le champ d’application. Dérapage. Les 185 procès remportés par les clubs et les pratiquants individuels, ainsi que les centaines de PV (ONF) annulés depuis 1991 en sont autant de preuves flagrantes!

-> Ne tombez pas dans le panneau !


Ne tombez pas dans le panneau

La plupart d’entre vous se demandent souvent comment il est possible de reconnaitre « physiquement » un chemin communal d’un rural, une voie privée « ouverte » d’un sentier d’exploitation « fermé ». La réponse se révèle limpide et rassurante : à partir du moment où vous n’empruntez pas un itinéraire de toute évidence peu compatible avec l’utilisation d’un véhicule, le classement complexe des voies, leur appartenance, la signalisation sauvage, le pernicieux écheveau des décrets et autres arrêtés -souvent contradictoires avec la Loi...- ne vous regardent absolument pas!
En effet, tous les arrêtés -locaux- qui peuvent être légalement pris par municipalités et préfectures pour limiter le droit de circuler, ne sont pas la... Loi! C’est la raison pour laquelle ils doivent impérativement être portés à votre connaissance par une signalisation, en vertu de l’article R411-25 du Code de la Route.
Cette disposition, fort logique et fidèle aux principes du Droit français, vous facilite grandement la vie.
Attention : il important de ne pas confondre les chemins et les « sentiers ». Les sentiers ne sont pas publics.
Ainsi, dans le cadre d’une randonnée individuelle, entre amis, en comité restreint, contentez-vous de respecter les panneaux règlementaires. Ou si vous préférez, l’absence d’une quelconque signalisation vous confirme dans votre droit de circuler, n’en déplaise aux esprits chagrins. Car sans panneau règlementaire pour le porter à votre connaissance, un arrêté, quel qu’il soit, vaut autant qu’un ticket de métro déjà composté...
J’en devine au fond de la classe qui s’exclament déjà : « et c’est foutu comment un panneau règlementaire »? Vous suivez, c’est très bien. Car vous n’êtes tenu de respecter que les interdits matérialisés de façon rè-gle-men-tai-re. En la matière donc, un panneau est « normalement » composé de trois parties distinctes.
La première est constituée par le fameux « rond » blanc cerclé de rouge. Si rien n’est mentionné à l’intérieur, cela signifie que l’interdiction vaut pour tous les véhicules, motorisés ou non. Dans ce cas, Vttistes et cavaliers ne semblent pas se rendre compte qu’ils sont également concernés... Sinon, doit être précisée la catégorie visée par la limitation : « tout véhicule à moteur », « motos », « autos », « chevaux ». En revanche, on notera que les mentions « interdit aux motos vertes », « aux véhicules tout-terrain », « aux 4x4 » ne sont pas acceptables, simplement parce que ces expressions ne correspondent pas à des définitions juridiques de véhicules. Le Code de la Route ne fait aucune différence entre une moto de route et un enduro, entre une berline et un 4x4.
La seconde partie est matérialisée par un rectangle blanc allongé, dit panonceau, qui vient se placer sous le rond blanc cerclé rouge. Il doit mentionner le numéro et la date de l’arrêté, ainsi que le nom de la commune (ou préfecture).
La troisième partie est composée d’un second panonceau de même format que le précédent et installé sous celui-ci. Doivent y être précisées les limitations dans l’espace et surtout le TEMPS, de la mesure. Il s’agit là de l’un des principes fondamentaux du Droit français, selon lequel toute interdiction de circuler ne peut se montrer, ni générale, ni absolue. Un maire, notamment, ne peut donc ni interdire tout le territoire de sa commune, ni fermer des chemins publics en permanence. Quelques exemples pour plus de clarté : « du 15 juin au 15 septembre pour risques d’incendie », « du 10 février au 1er mars, barrière de dégel », etc.
Attention toutefois à deux domaines particuliers : les réserves naturelles et les parcs nationaux. La plupart des pistes qui les traversent restent souvent rigoureusement interdites à la circulation motorisée, légalement. D’ailleurs, les signalisations adéquates, omniprésentes, ne laissent aucun doute à ce sujet... A contrario, les Parcs Naturels Régionaux ne sont pas des espaces prohibés. On y trouve simplement des règlementations locales (arrêtés municipaux) plus draconiennes et par ailleurs illégales. Elles ont été notamment sanctionnées par le tribunal Administratif de Lyon.
En forêt, deux cas de figure peuvent se présenter. Dans les forêts domaniales, du domaine privé de l’Etat, gérées directement par l’Office National des Forêts (ONF), toutes les pistes forestières ne sont pas prohibées, loin de là. Ici comme ailleurs, les interdictions doivent être matérialisées par des barrières ou des panneaux exhibant l’emblème de l’Office : elles peuvent en revanche se passer légalement de limitation dans le temps. Dans les forêts communales ou départementales, il est possible de circuler librement sur tous les axes cadastrés : toutes les pistes sont donc à vous, à l’exception des chemins évidents d’exploitation qui se terminent souvent d’ailleurs en cul-de-sac ! Même si ces forêts sont parfois « soumises » au Code Forestier (donc à l’ONF) dans la mesure où les communes ne disposent pas de moyens pour les entretenir, l’ingérence du Saint Office ne change en rien le statut des chemins et c’est logique : vous gardez intact le droit de rouler sur les voies des forêts communales et départementales. Qu’on se le dise!
Comme vous avez pu le constater, les signalisations règlementaires et légales sont plutôt rares, sauf dans les parcs nationaux et les forêts domaniales. Ailleurs, on récolte les fruits d’une république bananière... Malheureusement, les excès engendrent les excès. Dans certaines régions de France, barrières, chaines et signalisations abusives commencent à être mises à mal, parfois détruites systématiquement, souvent d’ailleurs par les chasseurs. A qui la faute? Quand c’est trop, c’est trop…

. : Roulez intelligent : .
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Roulez intelligent

L’avenir de l’activité 4x4 et moto passe aussi par le comportement responsable des passionnés.
Certes, il convient de connaitre ses droits, ne serait-ce que pour les faire valoir ou se défendre contre les excès de pouvoir de fonctionnaires zélés, voire les dérapages abusifs d’une loi interprétée. Il vous est loisible, globalement, de circuler sur tous les chemins exempts d’une signalisation règlementaire vous précisant, éventuellement, les modalités d’une interdiction ou limitation de circuler. En fait, c’est simple. Dans l’absolu seulement. Nos détracteurs traditionnels ne doivent plus être en mesure de nous reprocher certains comportements et attitudes désinvoltes. Il faut rouler responsable, il faut rouler intelligent...

-> Roulez et naviguez

Roulez et naviguez

La randonnée réclame certains dons, sinon certains efforts. Les parcours ne tombent pas tout cuits. Il faut s’investir, préparer son périple. Mais comment diable dénicher un itinéraire attractif ? Simple, très simple.
Il faut surtout APPRENDRE à naviguer, c’est à dire à lire une carte routière détaillée, à savoir interpréter les indications qu’elle livre spontanément, sans fard. C’est essentiel, que dis-je, primordial. Une carte vous indique l’altitude, la position des cavées et des parties sommitales, des ruisseaux et des rivières, des bois et des champs, le dénivelé des pentes, la position des fermes et des habitations. Elle vous permet ainsi, à condition de ne pas rouler comme un « tambour », de faire l’impasse sur les grosses propriétés privées évidentes, les forêts domaniales sensibles, les réserves naturelles, les cours de fermes, les lotissements, etc. Elle rend possible le repérage des reliefs très accidentés, des marécages, bref de tous les terrains susceptibles de pimenter la balade de franchissements épiques. Par l’étude des cartes, en contournant habitations, hameaux et grosses fermes, voire les itinéraires pédestres balisés (qui ne sont absolument pas réservés aux piétons, précisons-le ici), vous gommez les risques d’effectuer des mauvaises rencontres! Et oui, tout ceci à partir d’une simple carte... et d’un sens aigu de l’orientation.
Rouler ainsi à partir des données topographiques n’apporte que des avantages. Déjà, c’est sympa, avec une petite note d’aventure. Ce type de randonnée implique par ailleurs, une allure modérée et donc acceptable pour les riverains et les paysans, habitués à la vitesse de leurs tracteurs. Il pousse souvent le voyageur à se renseigner auprès de l’autochtone, donc à établir une communication vitale qui permet à l’environnement rural de découvrir un monde du 4x4 et moto plus sympathique, familial, différent de celui des « parvenus » qu’on voit à la télé au moment du Dakar. Enfin, il évite un maximum de situations conflictuelles et facilite la recherche de parcours de substitutions en cas de pépin.
Maintenant si orientation et navigation vous échappent totalement, bien qu’elles fassent partie intégrantes du jeu et dispensent du plaisir, je vous l’affirme, apprenez d’urgence. Si vous êtes définitivement réfractaires à ces domaines basiques, alors mettez-vous au... bilboquet tout de suite! La rando, ce n’est pas votre truc.


Soignez votre look!

Mais pour autant, je ne fais pas spécialement allusion à votre apparence. Quoi que... Si le 4x4 passe mal auprès des paysans, des montagnards, des riverains ou des autres randonneurs, c’est simplement parce que certains énergumènes exhibent des accoutrements grotesques qui tiennent du grand chasseur d’Afrique ou de « l’élève Thierry Sabine », l’écharpe autour du cou. Si le ridicule ne tue pas, il peut ici porter tort à l’image du 4x4, alors synonyme de nanti suffisant. Il serait temps d’en tenir enfin compte à tous les niveaux. Il est aujourd’hui devenu impératif de soigner les comportements, notamment en gommant certaines attitudes aussi provocatrices que débiles.
En outre, il faut rouler silencieux. Tout de suite. Ou plus exactement depuis... avant-hier! Les pétarades s’entendent de loin, de très loin, dans les pampas : les échappements de nos motos et quads ne doivent pas être comparés au tintamarre des « tronçonneuses » des forestiers de l’ONF! C’est une vérité essentielle : le bruit emmerde tout le monde! Il dérange aussi bien la faune que les autres randonneurs. C’est la pire des pollutions modernes, avec le... béton. Dans ce domaine, ce sont les frustrés du Dakar, les « pilotes du dimanche » ayant raté leur vocation qui contribuent à scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis. 6 décibels de plus, c’est 2 fois plus de bruit!


La vitesse tue aussi... l’image

La vitesse est aussi reprochée aux motorisés. Car nous retrouvons au moins ici, bien entendu, les vocations ratées du précédent paragraphe. Se tirer une bourre est bien tentant, ne soyons pas hypocrites. Mais pas n’importe où et pas n’importe comment : choisissez exclusivement des portions où il y a une bonne visibilité. Cette précaution vous évitera de vous exploser sur le tracteur qui vient en sens inverse, de terroriser des chevaux, voire... d’éclater un môme en bas âge. Imaginez un seul instant la bobine du pédestre ou du cultivateur voyant débouler dans un nuage de poussière une caisse à plus de 100 km/h... Or, celui qui a (ou eu) peur, ne pardonne jamais! Ne fabriquez pas, même involontairement, des intégristes anti-4x4 et motos. Les chemins appartiennent à tout le monde. Vous n’êtes pas seuls dessus : ne confondez pas balade tranquille et arsouille déplacée. Ralentissez ou arrêtez-vous en croisant randonneurs, paysans et forestiers. Coupez carrément votre moteur à la rencontre d’un cavalier. Modérez ostensiblement votre allure à l’approche des habitations, passez au ralenti (VRAIMENT AU PAS!) devant les cours de fermes. Si un râleur se manifeste, perdez dix minutes pour discuter le coup.
Dans le même ordre d’idée, et surtout en rando individuelle, arrangez-vous pour que la voiture ne ressemble pas à un bolide échappé d’un rallye-raid. Virez les autocollants, ça ne fait pas sérieux : il faut arrêter de se la jouer!
Tout ceci ne tient que du bon sens ou du chapelet d’évidences.
Et surtout, ne quittez jamais les chemins. Vous ne pourrez jamais être accusés de détériorer une flore, inexistante par définition sur une voie de communication, ou de déranger une faune, déjà habituée à voir régulièrement déambuler engins agricoles et forestiers à longueur d’année.
Enfin, voyagez systématiquement à deux véhicules minimum, pour l’agrément d’abord, mais aussi pour votre propre sécurité.

Bien sûr, trop de facettes de cet exposé ressemblent à de solides leçons de morale et croyez bien que j’en suis le premier désolé. Mais il est clair que les améliorations des comportements doivent devenir des réflexes, des automatismes. Elles constituent, au-delà du respect des autres et du souci de vivre en bonne entente, le faible prix à payer pour parvenir à banaliser l’image des motorisés sur les chemins, donc par le faire définitivement accepter par le milieu rural comme par les autres disciplines de loisir vert.
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Satire de Steiner'gumène

Libre de circuler !

Pratiquer la moto verte de randonnée et le 4x4 n’est pas une mince sinécure. Verbalisations, interdictions locales, excès de pouvoir tentent de nous parquer progressivement. En toute illégalité, et en toute impunité. Les tracasseries administratives touchent aussi la compétition : créer un nouveau circuit de cross tient maintenant de la mission impossible tandis que les organisateurs d’enduro connaissent l’enfer du parcours du combattant. Tout est orchestré de manière à nous dissuader de rouler, ne serait-ce qu’en randonnée entre amis. Que faire? Où aller? Comment? Pour que vos virées ne relèvent pas du calvaire, suivez le mode d’emploi du guide.

Axiomes de base
Pour exploiter au mieux le guide pratique qui suit, il convient avant toute chose de saisir les deux règles fondamentales du jeu truqué. Ce chapitre est certainement le plus important pour vous puisqu’il éclaire les principes théoriques, aussi bien que les données de terrain. Sauf que l’intensité de la lumière n’est pas forcément la même!
1) Les différentes lois qui concernent la randonnée moto, et plus particulièrement la loi Lalonde n° 91-2 du 5 Janvier 1991, ne proscrivent que le hors-piste, c’est à dire la circulation hors des chemins. Voilà pour la Théorie.
En réalité, les préfectures, les municipalités réfractaires, les Parcs Naturels Régionaux, l’ONF, etc., interprètent les textes réglementaires à leur guise pour nous interdire progressivement tous les chemins. Voilà pour la pratique.
2) Nous avons le droit de circuler sur les voies ouvertes à la circulation publique : chemins communaux, ruraux, et voies privées « ouvertes », c’est à dire non fermées par des barrières. La définition même de ces voies autorisées implique une réalité « physique » qui a, volontairement ou non, échappé aux enduristes et aux motards verts en général depuis trop longtemps. Les voies ouvertes à la circulation publique sont en effet celles qui sont suffisamment larges pour accueillir une circulation des « véhicules », à savoir des tracteurs, des engins forestiers, des autos.
Autrement dit, le sentier muletier de 50 cm de large qui dévale le versant, n’est pas une voie ouverte à la circulation publique, et quand vous l’empruntez, votre circulation est assimilée à du... hors piste ! Est-ce bien clair, bande de béotiens? Il faudrait que cette donnée soit aussi assimilée par les dirigeants de l’Enduro et du Trial. Ils ont 28 ans de retard. Les méchantes langues diront que c’est normal, puisque ce sont des... sportifs.
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Cette notion d’ouverture à la circulation publique est fondamentale. En théorie, votre activité de randonnée n’a rien de coupable, du moins à partir du moment où vous n’empruntez pas sentes et sentiers. Vu? Je sais, ces petits serpents de terre composent les menus les plus sympas, mais les choses sont ainsi.

-> Libre de circuler : Guide pratique

Ou et comment rouler, grimoire pratique

1) en préparant intelligemment vos randos :
A partir de cartes très détaillées, apprenez à naviguer. C’est essentiel. Une carte vous livre toutes les infos « physiques ».
Elle vous permet ainsi, à condition de ne pas rouler comme un « tambour », de faire l’impasse sur les grosses propriétés privées évidentes, les forêts domaniales sensibles, les réserves naturelles, les cours de fermes, les lotissements, bref de gommer les risques d’effectuer des mauvaises rencontres!

2) en empruntant des voies ouvertes à la circulation publique :
Un chemin que vous pouvez légalement emprunter, est « physiquement » reconnaissable. On ne vous demande pas d’aller au cadastre de chaque mairie pour vérifier si le chemin qui vous intéresse est communal, rural ou privé « ouvert ». Bonne nouvelle, le classement complexe des voies, leur appartenance, la signalisation sauvage, le pernicieux écheveau des décrets et autres arrêtés, souvent contradictoires ou contraires à la loi, ne vous regardent absolument pas!
Vous pouvez emprunter tous les chemins suffisamment larges pour accueillir une circulation automobile, à partir du moment où aucun obstacle, aucune signalisation, ne vient vous en empêcher.
Attention, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, les sentiers étroits ne sont pas des voies ouvertes à la circulation publique, sauf quand il s’agit d’une voie publique qui a été envahie par la végétation. Mais là, il faut le savoir ou l’avoir vérifié...
En revanche, la notion de « carrossabilité » du chemin qui avait été introduite par une décision de justice, a été récemment gommée par une jurisprudence supérieure. Bref, l’état du chemin n’est pas à prendre en considération. C’est ce qu’il faut retenir. OK?


3) en respectant la signalisation :

Les interdits locaux, les arrêtés qui peuvent être légalement pris par communes ou préfectures pour limiter le droit de circuler, ne sont pas la... loi! C’est la raison pour laquelle ils doivent impérativement être portés à votre connaissance par une signalisation, en vertu de l’article R411-25 du Code de la Route. Cette disposition vous facilite grandement la vie.
Ainsi, dans le cadre d’une randonnée individuelle, entre amis, en comité restreint, l’absence d’une quelconque signalisation vous confirme dans votre droit de circuler, n’en déplaise aux esprits chagrins. Car sans panneau réglementaire pour le porter à votre connaissance sur le terrain, un arrêté, quel qu’il soit, vaut autant qu’un ticket de métro déjà composté...



4) en pissant sur les panneaux inacceptables :

Il y a quand même certaines signalisations scandaleuses que vous pouvez ignorer superbement, à commencer par les « sens interdits » bidons apposés à l’entrée de certains chemins, et surtout les « interdit sauf riverains ». D’abord parce qu’il s’agit d’un non-respect de l’égalité des citoyens devant la loi. En second lieu parce qu’en droit français, le qualificatif de « riverain » ne concerne que les bâtiments, et non les personnes physiques... résidentes.
Il existe d’autres signalisations qu’il conviendrait de jeter aux orties. Mais là, il faut déjà s’y connaître un peu plus en droit français et accepter une prise de risque.

5) en vous interdisant de rouler dans les zones à juste titre protégées :
Simple question de bon sens, mais il n’est pas inutile de la rappeler puisque même des pilotes de notoriété, voire des journalistes qui se disent « spécialisés », sont régulièrement pris en flagrant délit et de faire les (sales gros) cons... Evitez les plages, les dunes, les réserves naturelles, les alpages, les bords de lacs, les parcs nationaux, etc.

6) en exerçant votre droit de rouler en forêt :
En forêt, deux cas de figure peuvent se présenter. Dans les forêts domaniales, du domaine privé de l’Etat, gérées directement par l’Office National des Forêts (ONF), toutes les allées forestières ne sont pas prohibées, loin de là. Ici comme ailleurs, les interdictions doivent être matérialisées par des barrières ou des panneaux exhibant l’emblème de l’Office. Elles peuvent en revanche se passer légalement de limitation dans le temps. Dans les forêts communales ou départementales, il est possible de rouler sur tous les axes cadastrés. Toutes les pistes sont donc à vous, à l’exception des chemins évidents d’exploitation qui se terminent souvent d’ailleurs en cul-de-sac! Même si ces forêts sont parfois « soumises » au Code Forestier (donc à l’ONF) dans la mesure où les communes ne disposent pas de moyens pour les entretenir, l’ingérence du Saint Office ne change en rien le statut des chemins et c’est logique : vous gardez intact le droit de rouler sur les voies des forêts communales et départementales. Qu’on se le dise! La Justice vient de prendre tout un lot de décisions en ce sens contre l’ONF.

7) en exerçant votre droit de rouler dans les Parcs Naturels Régionaux (PNR) :
Les PNR ne sont ni des Parcs Nationaux, ni des réserves naturelles, mais des régions de tourisme vert, destinées à être dynamisées par une politique économique locale appropriée. En outre, les zones concernées n’ont rien de « naturel », ce sont des espaces ruraux. Les écolos de service exploitent le terme « naturel » pour mieux justifier les interdits illégaux et les excès de pouvoir. Dans la pratique, vous pouvez y rouler comme partout ailleurs, en empruntant les voies publiques et en respectant les signalisations réglementaires. N’ayez pas peur, ce sont des « tranches d’Hexagone » comme les autres.

8) en adoptant des comportements responsables :
Tant qu’il y aura sur les chemins de France, tous les week-ends, des connards sur deux roues et 4x4 qui ne respectent pas les simples règles de bon sens et de savoir vivre, notre milieu portera le flanc à la critique de nos détracteurs.
Il convient déjà de rouler cool, dans un environnement rural habitué à la vitesse... du tracteur. Les « cacous » poignée dans le coin sont à abattre sur-le-champ, surtout quand il s’agit de nazes sur des machines de cross non assurées. Dans ce registre, les enduristes du dimanche ne sont pas « cleans » non plus. S’ils ont des couilles, ou au contraire, s’ils ont quelque chose à (se?) prouver, qu’ils aient le courage de faire de la compète. Sinon, qu’ils se promènent peinards, sans effrayer les autres usagers des chemins. OK?
Il faut aussi rouler silencieux. Là encore, le milieu de l’enduro est à montrer du doigt. Totalement irresponsable. Parce que, bien entendu, et ce n’est pas un hasard, il s’agit très exactement de la même engeance. Et surtout, ne venez pas me dire, à moi, que les « sonores » ne sont qu’une « minorité »... Il appartient à la FFM, aux constructeurs, aux concessionnaires et aux pratiquants, de ne plus scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis.

9) en ne vous laissant plus rouler sur les bottes!
Même en circulant dans votre bon droit, vous n’êtes pas à l’abri d’une verbalisation abusive! Défendez-vous, allez voir les chroniques de cette rubrique !

-> Le piège se referme

Le piège se referme

Voilà le guide pratique en neuf points, pour continuer à rouler. Mais il faut s’organiser d’urgence pour faire front. Les derniers pièges, traquenards et autres herses meurtrières se fabriquent actuellement dans l’ombre pour mieux nous dégringoler dessus. Ces armes redoutables, européennes, ont pours noms « PDIPR », « directive Oiseaux », « directive Habitats ». Elles abritent le missile fatal, à savoir la notion de « perturbation ». Cette fusée à tête nucléaire va permettre, non pas à des scientifiques, mais à n’importe quel militant local écolo de base, d’interdire arbitrairement tout ce qui dérange les dogmes de sa religion, à commencer par les boucs émissaires traditionnels, la moto verte et le 4x4.
Soyez en convaincus, dur comme fer : depuis 1987, j’ai jamais tiré la sonnette d’alarme pour rien et ses thèses ont toujours été vérifiées.


C’est pas de la faute à Rousseau

Depuis 1990, les mondes de l’enduro et du 4x4 se sont contentés de jouer dans leur petite cour de plus en plus exiguë, sans se préoccuper de l’évolution de la situation dont ils croyaient naïvement (bêtement?) qu’elle ne les regardait pas. Gamins. Même les « papes de l’enduro », pourtant « forts en gueule », ont laissé pourrir la situation, n’hésitant pas -très souvent- à pactiser avec le diable ou à prendre des positions contraires à l’intérêt de leur propre discipline. J’ai les noms et les déclarations des meneurs...
Ce n’est donc pas la faute à Rousseau si nous en sommes là. Cela étant dit, personne n’est obligé de rester eunuque toute sa vie.


. : Rouler << seul >> un art de vivre ! : .
-> Rouler seul illustration
-> Rouler seul intro

Rouler « seul » : un art de Vivre!

Entre la peur d’abîmer sa carrosserie, celle des interdits, et le rejet de la navigation, le possesseur de 4x4 (et la moto), fut-il déjà initié, hésite à « s’aventurer » seul sur les chemins. Pourtant, c’est là que commence le vrai plaisir de la pratique 4x4...


Depuis les années 80, l’image valorisante de baroudeur et de véhicule familial fiable a permis au 4x4 de fidéliser une clientèle qui, si elle s’intéresse à l’univers du tout terrain, craint souvent de sortir du goudron en solitaire. Ce constat concerne aussi bien les initiés que la navigation rebute et qui préfèrent en conséquence participer à des sorties organisées, que les néophytes. Ils sont ainsi 70/75% à n’avoir jamais risqué, ne serait-ce qu’une roue sur une piste blanche, par crainte des... réglementations et d’esquinter le cher véhicule. Et c’est dommage, bien sûr, puisque le 4x4, au-delà de son potentiel familial et utilitaire, se révèle aussi comme un outil exceptionnel d’évasion.
Cette situation est d’autant plus navrante que le développement du 4x4 ne peut passer que par une progression sensible de la pratique individuelle, puis à terme, par l’accueil que sauront mettre en place les associations pour dynamiser (et rassurer) les nouveaux initiés. C’est une vérité qu’il convient de saisir dans les clubs : leur avenir est subordonné à l’essor des virées individuelles ou entre amis. Ceci n’a rien de paradoxal.


-> Rouler seul article

Pat’on, cé pas l’Af’ique :

Se balader en France. C’est évident, il ne s’agit pas de partir aux antipodes. On ne demande pas non plus aux néophytes de participer dès le premier jet au Camel Trophy, ni aux sorties clubs, réputées techniques. Crapahuter est une chose, la randonnée en est une autre : dans l’Hexagone, c’est faire de « la Géographie en Braille »... Il s’agit bien ici d’envisager un tourisme individuel qui, par les chemins, permet de découvrir des sites méconnus et les entrailles de la France profonde.
Même si les zones de protection prolifèrent, même si les interdits locaux semblent pulluler, il est clair qu’il est toujours possible de concevoir des promenades pittoresques, dans tous les départements, le week-end comme à l’occasion des vacances. La rando 4x4 reste aussi une activité que vous pouvez pratiquer individuellement en toute sérénité, occasionnellement ou d’une manière régulière. Sur des tracés faciles ou sur des parcours plus techniques. Chacun voit midi à sa porte.
Voyons d’abord le cas du néophyte. Comment doit-il franchir le pas? En osant. Tout simplement. Comme la rando ne tient pas forcément de l’opération commando, faire rouler ses pneus en dehors du macadam, ne tient vraiment pas de l’opération suicide. En agrémentant ses dimanches à la campagne par des incursions sur les grands ruraux dégagés et les larges pistes forestières, il provoquera l’occasion de ressentir les joies du 4x4 et d’entrevoir les possibilités fantastiques de ce dernier. Aux quatquatreux confirmés (et oui messieurs, c’est votre rôle) d’inciter les petits nouveaux à quitter leur macadam en leur prodiguant quelques conseils de base de manière afin qu’ils ne reviennent pas écœurés d’une quelconque mésaventure. Car c’est pendant la période d’apprentissage qu’il faut absolument ne prendre aucun risque inutile. Néanmoins, pour donner une âme à ces premières sorties, les néophytes peuvent concevoir à partir de cartes au 1/100000e des visites touristiques empruntant vicinales et grands communaux qui relient entre eux monuments et curiosités. Sur ces cartes, peu détaillées, sont en effet indiqués les grands axes non revêtus et roulants... Ils peuvent s’en contenter dans un premier temps..., voire pour toujours. Je connais en effet des amis de longue date qui, depuis 15 ans, se satisfont de ces virées familiales, mi-routes, mi-pistes qui les autorisent à voir notre univers par l’autre bout de la lorgnette.
Avec la passion, le néophyte devient rapidement un amateur éclairé. Dès lors, il va souhaiter légitimement une activité plus pointue, sans pour cela qu’elle sombre dans la crapahute « gratuite ». Il va apprendre à mieux connaître son engin, ses capacités de franchissement, ses données techniques, assimiler progressivement le pilotage propre au tout terrain. Dans ce domaine, il est certain qu’un stage de pilotage chez un professionnel, ne peut être que bénéfique. Il fait au moins gagner du temps. Mais on peut préférer accumuler sa propre expérience.

La grande évasion : celle des initiés
A en croire ce qui transpire de certaines revues, on pourrait croire que la randonnée, à l’instar des grands raids et des épreuves sportives, nécessite un niveau de préparation, toujours synonyme de dépenses inconsidérées, de corvées insipides, de grande condition physique, que sais-je encore? Question d’interprétation. Il existe des manières « douces » de s’évader sans exposer son véhicule en permanence, et sans conduire avec l’appréhension qui tord les boyaux. C’est la raison pour laquelle la rando que je qualifierais de « standard », ne réclame aucune transformation coûteuse, aucune préparation spéciale. Or donc, les 4x4 modernes sont suffisamment bien conçus et fiables - la plupart- pour affronter sereinement le tourisme tout-chemin, même ponctué de quelques franchissements.
La seule « préparation » que l’on puisse conseiller consiste en un entretien régulier et soigné, afin que tout soit en ordre de marche : révision/vidange tous les 5000 bornes; lavage complet et systématique, en particulier des dessous, à chaque retour d’une sortie; graissage de tout ce qui doit l’être, y compris les lames quand il y en a; vérification du serrage des boulons, notamment ceux des lames et de leurs étoquiaux, des tôles de protection, etc. Le seul équipement indispensable concerne la monte pneumatique, indispensable pour s’attaquer à des terrains gras ou plus difficiles : sablonneux, rocailleux, etc. L’idéal est de posséder un train de roues d’avance, montées d’enveloppes tout terrain. C’est le seul investissement (à long terme) nécessaire.
Il faut ensuite cibler le matériel à emporter sans oublier qu’il convient de voyager léger pour le confort et l’agrément. A moins que vous ne partiez au fin fond de l’Afrique, dispensez-vous ainsi des galeries sur le toit, des chargements excessifs, des arrimages approximatifs. Branches et végétation vous rappelleraient de toutes manières à l’ordre rapidement... Vous n’avez besoin que d’un bon cric pour les crevaisons, d’une bonne sangle de remorquage pour extirper votre camarade englué (ou inversement!). Ensuite, il faudra certainement envisager l’acquisition d’un tire-fort robuste, économique et souvent utile. Maintenant si vous disposez des moyens d’acquérir un treuil, ne vous privez pas. Cela étant dit, on peut faire remarquer que le but du tourisme individuel n’est pas de rechercher le point de non retour, mais la découverte. Personnellement, je ne pratique pas le 4x4 pour treuiller! Le plantage est une punition, le tire-fort ou le treuil pour s’en sortir, en est une autre!
Pour le reste, outils supplémentaires de bonne qualité, équipements divers issus du système D et de l’expérience acquise suffisent amplement : boulons, manomètre, serre-câble, Sintofer ou assimilé, boussole, planche de bois, tapis de caoutchouc, jumelles, fil de fer, bottes caoutchouc, câbles de batterie, lampe torche, pelle US, trousse à pharmacie, gonfleur, etc. L’affaire est classée. La boussole, par exemple se révèle indispensable. Mais vous pouvez, si vous en avez les finances, tâter d’équipements plus perfectionnés comme le GPS.
Les plus grandes évasions hexagonales s’offrent alors à vous. Elles sont captivantes. Mais prenez tout de même une précaution de plus : prévoyez de voyager à deux voitures. C’est plus convivial et surtout, on peut se sortir des situations délicates éventuelles plus facilement. La balade en solitaire, c’est bien, mais mieux vaut être en solitaire... à deux!

Choisir son terrain et préparer son itinéraire
S’évader, partir en virée, c’est jouable chaque week-end, si l’on veut. A condition de ne rien négliger dans les préparatifs. Nous pouvons évoquer par exemple les effets de la météo sur les parcours. Cette dernière conditionne votre choix de la région que vous vous proposez de découvrir, en fonction de la consistance du terrain et de votre équipement, du gabarit de votre 4x4 et de la largeur des chemins qui vous attendent, de votre niveau de pilotage par rapport aux obstacles devenus plus difficiles à franchir.
Le choix de la saison mérite aussi réflexion. Evitez la Provence de l’été avec ses risques réels d’incendie et sa surpopulation de vacanciers; la Sologne, le sud-ouest ou les Vosges à la période de la chasse; les Alpes des hauts sommets enneigés pendant l’hiver. Simples évidences, mais qu’il est toujours bon de rappeler. Choisissez les régions en fonction de leurs basses saisons respectives et des périodes propices pour la balade motorisée. Mais rassurez-vous, à n’importe quelle époque de l’année, ce ne sont pas les destinations qui font défaut. La France est riche et variée.
Après avoir défini votre budget, la durée du périple, sélectionné une destination adéquate, embringué quelques amis, et fort des renseignements glanés dans les brochures, le plus important reste à concrétiser : l’itinéraire! Le gros du travail est réalisé sur les cartes routières dont les plus utiles sont les IGN bleues au 1/25000e. Cette étude « théorique » des documents se révèle primordiale. Prédéterminez les parcours au stylo surligneur pour les visualiser immédiatement sur le terrain. Gain de temps, économie de nerfs. En outre, cette démarche rend l’épopée passionnante, avant même son déroulement. Mais attention : la carte n’est pas le terrain. Aussi précise soit-elle, elle ne vous livrera pas tout cru un itinéraire tip-top. Il vous appartient de distinguer les zones sensibles ou protégées, les limites des forêts domaniales, les reliefs accidentés, les encaissements suspects d’un ru, d’interpréter tous les renseignements de détails, des courbes de niveau aux emplacements des granges, des ruines. En procédant de la sorte, vous vous éviterez grand nombre d’avatars. Néanmoins, vous n’êtes pas à l’abri des surprises de dernière heure, classiques, telles que les rencontrent les ouvreurs des clubs : éboulements, sentier impraticable ou trop étroit, bourbiers et ornières infranchissables, appropriation du chemin, etc. Cela étant dit, vous pouvez déjà à ce stade des préparatifs donner la mesure de votre virée en privilégiant le roulant, le technique ou le carrément trialisant. En balade TT on peut se tailler du « sur mesure», à l’exception des impondérables que vous pourrez toujours contourner quand vous serez sur place. C’est essentiellement ce que doivent retenir les néophytes ou les amateurs de fraîche date : la rando, on ne le dira jamais assez, ce n’est pas forcément le parcours du combattant.
Et en voyageant seul, vous connaîtrez les joies de l’inconnu, celles de l’incertitude, celles aussi du pionnier ou de l’alpiniste qui ouvre une voie. C’est tout un art de vivre, basé ici sur la navigation : le reste suit quasi automatiquement. C’est ce que j’appelle de « l’improvisation raffinée », de l’évasion enrichissante simplement pré-organisée. Pour les flemmards, ceux qui sont définitivement réfractaires à la navigation, les sorties clubs paraissant chaque mois dans ces magazines. Passion, constituent d’excellentes bases pour vos projets de balades : elles vous livrent les idées, les données essentielles et vous prémâchent le travail.
Que demande le peuple?

Connaître le minimum de la réglementation
Les individuels potentiels peuvent être éventuellement démotivés en prenant connaissance des luttes, juridiques et autres, qui ont été menées depuis 1987. Leurs craintes sont légitimes et parfaitement justifiées mais il n’y a pas matière à céder à une panique disproportionnée.
S’il est vrai que les mesures de limitation de circuler se sont multipliées en région (arrêtés municipaux et préfectoraux) depuis la Loi Lalonde, que les zones de protection font des petits d’une manière inquiétante (réserves naturelles, Parcs Naturels Régionaux et Nationaux, ZNIEFF, ZICO, ZPS, Natura 2000, etc.), que des itinéraires départementaux se veulent réserver à des pédestres privilégiés (PDIPR), il n’en demeure pas moins qu’il leur reste des milliers de km de chemins ouverts à la circulation publique! Il y a matière sur le territoire français à envisager, sans aucune mésaventure policière ou judiciaire, des centaines et des centaines de périples différents. Des départements entiers ne sont même jamais fréquentés par les 4x4 pour des raisons que la raison ignore : qui va dans le Tarn-et-Garonne?
En fait, et c’est logique, il existe un décalage entre les impératifs d’organisation d’une rando mise en place par une structure et les simples règles de bon sens que doivent respecter les randonneurs individuels. Ces derniers ne s’exposent donc pas, mais pas du tout, aux mêmes tracasseries et dangers. Il faut le comprendre et, surtout, le faire savoir. Sous un autre angle, on peut affirmer sans crainte que si les pratiquants solitaires n’ont d’autres préoccupations majeures que de respecter la signalisation matérialisant les limitations et les interdits, il appartient en revanche aux clubs de défendre la liberté de circuler sur leurs territoires respectifs, quitte à engager des procédures contre les mesures illégales ou à lancer des actions revendicatives. C’est devenu l’une de leurs missions principales : veiller au grain.
Les touristes solitaires n’ont pas, à leur niveau, à prendre de tels éléments en considération. Ce n’est pas leur rôle. En revanche, ils se doivent impérativement de connaître le minimum des réglementations en vigueur. Et ce n’est finalement pas sorcier. Pour résumer -et c’est chose facile- il suffit de leur donner trois conseils essentiels :
* ne jamais faire de hors piste : restez sur les chemins;
* éviter les zones sensibles : les réserves naturelles, les Parcs Nationaux (sauf axes officiellement ouverts à la circulation), les zones protégées du littoral notamment en milieu dunaire; les pistes des forêts domaniales fermées par des barrières ou une signalisation de l’ONF;
* respecter aveuglément les signalisations d’interdiction ou de limitation, quelles qu’elles soient.
Est-ce bien compliqué?

Un comportement exemplaire
En virée, l’individuel doit savoir qu’il porte sur ses petites épaules la réputation entière de tous les fans de 4x4. Rouler responsable demeure un objectif de tous les instants. J’ouvre ici une parenthèse ici pour affirmer sans ambages que par le passé, les exactions dont on accusait avec grande facilité des quatquatreux individuels, « sauvages et non contrôlés », étaient en réalité, généralement, le fait... de structures bien connues, concessionnaires ou clubs! Les individuels ont donc eu bon dos, fort injustement, puisque se déplaçant au prix d’une navigation fine, et non au road-book, ils se montrent au contraire plus posés dans leur ensemble.
Ceci étant précisé, les pratiquants solitaires doivent contribuer à donner du 4x4 une image « aimable », en particulier en ne se comportant pas en conquérant provocateur. Cette expression implique une évolution à vitesse raisonnable, de ralentir à l’approche des autres randonneurs et des exploitations agricoles (vraiment au pas), voire s’arrêter et couper le moteur pour discuter le coup. La vitesse constitue une agression. Et même dans les endroits reculés que vous croyez déserts, on vous voit! Même si vous n’avez pas l’impression de rouler fort, vous faites peur au promeneur, au paysan, aux enfants et à leurs parents, au propriétaire du chien... N’oubliez pas de saluer d’un geste de la main tout quidam de rencontre, ça ne mange pas de pain : et il s’agit peut-être du cultivateur dont le tracteur vous sortira de l’ornière dans moins d’un quart d’heure...

 

   
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