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-> Satire : Mettre en route la machine à distribuer les baffes !
Mettre en route la machine
à distribuer les baffes !
La moto tout terrain et le quad sont en crise. Et cette crise risque de toucher le 4x4 si on n’y prend pas garde. De quoi s’agit-il exactement ? Dans l’univers du deux-roues TT immatriculé, majoritairement composé de machines d’enduro très performantes, on trouve a priori 30% de vrais randonneurs, 30% de compétiteurs qui s’entraînent régulièrement (sic ?) sur les chemins ouverts, mais surtout 40% de fous furieux qui « s’éclatent » sans se soucier des conséquences…
Hé bé, ça ne va pas en s’arrangeant !
L’alerte a été donnée par les clubs motos eux-mêmes, organisateurs d’enduros, qui se sont plaint à juste titre, de ces nouveaux Attila ne respectant rien et parmi lesquels on dénombre un certain nombre de pilotes chevronnés. Souvent animateurs des championnats de France ou de ligues, ils vendent de la balade musclée (en Haute Loire, par exemple), entendez par-là qu’ils servent de guides à des lascars qui ne veulent pas s’emmerder ni avec des cartes routières, ni même avec des road-books. Les seconds viennent pour enrouler du câble, mettre du gros gaz, sans se préoccuper des états d’âme des uns et des autres. Les premiers, simple effet de l’offre et de la demande, sont souvent des personnages peu scrupuleux, faisant qui plus est du « black » pour financer leur saison de compétition. Mais ce n’est pas tout. Il y a surtout l’énorme potentiel des petits clubs et des groupes d’amis constitués, lesquels en ont ras-le-bol de jouer au gendarme et au voleur chaque week-end, de se faire verbaliser injustement et systématiquement, à tel point qu’ils ne se soucient aujourd’hui, égoïstement et exclusivement, que de leur plaisir. Pour ces héros motorisés du week-end, le délit de fuite est devenu un nouveau sport national. Attention, il ne s’agit pas ici d’une attitude marginale mais bel et bien d’une volonté d’éclate qui concerne la bagatelle, et à vue de nez, de 70000 pratiquants si on réunit les fans d’enduro et les adeptes de plus en plus nombreux du quad dont beaucoup d’entre eux ne font pas non plus dans la dentelle. Et bien sûr tous ces jouisseurs barbares se complaisent à revenir sur les lieux cultes de leur activité. Ils hantent ainsi régulièrement les sites des grandes manifestations sportives que sont par exemple la GLC, le Trèfle Lozérien, le Quadruple Aveyronnais, etc. D’où la colère des organisateurs de ces compétitions qui réagissent vivement à ces comportements nuisant non seulement à leur image mais aux réalisations futures de leurs épreuves. Voilà pour les faits.
Comment en est-on arrivé là ? La question est simple et les différentes réponses qui conviennent à la situation le sont également. Il n’y a pas de fumée sans feu, et qui laisse passer le vent sans broncher récolte la tempête, tandis que le boomerang te revient obligatoirement en pleine tronche !
On en est arrivé là pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est clair que les responsables gérant l’activité moto ont pudiquement fermé les yeux (FFM) depuis près de quinze ans, à de très rares exceptions près. Des grandes gueules, il y en a eues mais avilies par leurs intérêts persos, commerciaux (Bourgogne…) ou le « politiquement correct »… Dans un premier temps déjà, et ça les arrangeait bien, ils ont bien voulu croire à la fable selon laquelle les différentes lois et réglementations ne concernaient que le 4x4, notamment la loi Lalonde. Et pan sur le bec, erreur d’appréciation. Aujourd’hui, c’est la moto qui trinque. Ensuite, au fil des ans, barons et vieilles tiges n’ont pas assumé le rôle qui leur incombait de peur des représailles du pouvoir. Bien sûr, ce raisonnement concerne les fédés obligatoirement soumises aux Pouvoirs Publics par le biais de leur ministère de tutelle. Bref, c’est toujours le même refrain, justement qui comme moi pousse à se méfier de ses structures fédératives lourdes, poussives, limitées et surtout obsédées par leurs intérêts (financiers) immédiats. Elles ne sont capables d’aucune stratégie à long terme, ayant déjà bien du mal à discerner et accepter les traquenards dont leurs licenciés sont les victimes. Toujours est-il qu’elles n’ont strictement rien fait ou peu s’en faut, bien qu’elles aient été régulièrement alertées par Jean-Pierre Steiner depuis… 1987. Ce laxisme fâcheux a engendré un comportement qui l’est encore plus, puisqu’il a été conditionné par un postulat inconscient selon lequel l’activité elle-même est « coupable ». Les pratiquants (et leurs dirigeants !) ont hélas d’une manière diffuse le sentiment de braver des interdits, se sentent quelque part, au fond d’eux-mêmes, « coupables » d’aller sur les chemins, alors que leur discipline constitue le simple exercice d’une liberté fondamentale. C’est grave non ? Mais non d’une pipe, circuler est un DROIT majeur et on ferait mieux de le défendre plutôt que de pleurnicher sur une situation…
Incivisme ou rejet de l’arbitraire ?
La seconde raison essentielle tient à la mentalité même des motards, univers psychologique auquel la vieille brêle dirigeante de la structure fédérative est totalement étrangère, puisqu’elle ne se préoccupe que du prochain repas des notables ! Les motards sont individualistes forcenés, disposent d’engins extrêmement mobiles qui leur permettent quasiment toutes les fantaisies sur le terrain. Connaissant globalement leurs droits fondamentaux, ayant pris conscience que les administrations et politiques interprètent la loi à leur guise, ils ne se font pas prier pour passer outre les réglementations abusives et refuser de se faire piéger par les agents de l’ONF ou autres. Oh ben ça, ce n’est pas bien, ce n’est pas bien du tout. Et pourtant !
Depuis des années, ceux qui ont joué la carte de la courtoisie et du dialogue ont été scandaleusement leurrés, trompés et mystifiés, ont pris des prunes exorbitantes, ont été parfois traînés devant les tribunaux. Ils ne veulent plus, osons le terme, se faire baiser ! C’est la raison pour laquelle, ils n’hésitent pas à contourner les barrières, à ignorer les signalisations d’interdiction ou à emprunter les « singles tracks » (en Dordogne, par exemple, n’est ce pas le Grappe !), ces petits sentiers étroits où on ne rencontre personne, pour ne plus être persécuté. De cela qu’il s’agit !
Qui peut les blâmer de contester ce diktat ? Qui peut nier cette situation délétère provoquée par des fonctionnaires zélés, des politicards et des fédés ? Qui peut refuser de comprendre cette forme de contestation des pratiquants de base dont le seul « crime » est d’exercer la liberté d’aller et de venir sur des voies prévues à cet effet ?
Car le vrai problème est là. La moto verte comme le 4x4 sont depuis plusieurs années traitées comme des formes modernes de délinquance. Les pratiquants sont considérés comme des voyous, poursuivis comme tels et punis comme tels. Et c’est ce décalage qui est devenu insupportable. De quel décalage s’agit-il ? Celui de la Justice à plusieurs vitesses ! Les adeptes du 4x4 ou de la moto verte ne sont pas des gangsters, mais plus simplement des citoyens pour la plupart au-dessus de tout soupçon, ayant un boulot et payant des impôts, ne trimbalant pas un casier judiciaire relevant de l’annuaire France Télécom et simplement désireux de s’adonner aux activités modernes qui leur plaisent. Dans une civilisation dite du temps libre et de loisir, ils entendent se détendre et s’évader comme bon leur semble, ce qui est parfaitement légitime.
Le problème vient en théorie du fait que les activités concernées ont été et sont sacrifiées sur l’autel de l’écologie politique. En pratique, le scandale provient du constat selon lequel il est plus facile aujourd’hui de dealer, de cambrioler, de voler, de racketter ou d’agresser en toute impunité que de se promener sur les chemins… Et là, le tableau devient carrément inacceptable et… et il est de moins en moins accepté. Les pouvoirs publics devraient s’en inquiéter sérieusement car les gens qui pratiquent le 4x4 ou l’enduro ne sont pas des jeunots mal élevés. Ce sont au contraire des gens d’âge mûr le plus souvent et qui font partie des forces vives, comme on le déclare volontiers. La contestation et son vent de rébellion ne sont pas alimentés en l’occurrence par des lycéens embrigadés ou des syndicalistes à la petite semaine. Et dans ce processus auquel nous assistons dans le monde moto et qui commence à contaminer le 4x4 (c’est contagieux !), la responsabilité des champions du consensus mou et du politiquement correct est directement impliquée… Il est à noter que régulièrement depuis douze ans, j’ai auguré la tenue du climat actuel. J’avais personnellement soulevé cette éventualité à l’émission « Ciel mon Mardi » de Christophe Dechavanne, en mars… 90 !
Tu « fédé » bourdes !
C’est dans ce contexte explosif que la FFM (Fédération Française de Moto) a refusé de voir, il y a quelques années, qu’un responsable de cette institution a mis les pieds dans le plat à l’occasion d’une interview. Dans cet entretien, il a en effet déclaré :
« La fédération va s’employer à canaliser la rando moto de façon à ce que le milieu ne soit pas montré du doigt. Le principe de demandes de passages aux communes et de la limite du nombre des participants est à l’étude ».
Rien que ça ! En amont, l’interview montre que cette « étude » est menée par des CDESI (Comités Départementaux des Espaces, Sites et Itinéraires) dont les objectifs visent au… parcage au même titre que les PDIPR réservés aux… pédestres. En version sous-titrée, la fédé laxiste est prête ni plus ni moins à brader la liberté de circuler.
Ceci fait écho, entre parenthèses, à la position dangereuse prise par la « pseudo fédé 4x4 », soucieuse de nous parquer sur des parcours spécifiques sans intérêt (les PDIPRM) afin d’obtenir les subventions, honorant ce type de trahison…
Ah que c’est beau les fédés !
Bref, les lois, y compris celle de Lalonde (1991), ne sont jamais allées aussi loin pour hypothéquer cette liberté publique, de valeur constitutionnelle. Depuis 1987, les clubs qui lui sont associés ont même réussi à la défendre devant les tribunaux, avec la guide le « Vert Chemin », obtenant des jurisprudences majeures confirmant que la rando n’est pas soumise à autorisation et qu’elle n’est pas limitée en nombre.
Nous osons espérer que le FFM –qui n’a pas saisi l’ampleur de votre bourde- doit agir sur une colossale bévue. La FFM à le devoir de défendre énergiquement, non seulement ces licenciés, mais aussi l’ensemble de la pratique y compris la rando. Energiquement, cela signifie efficacement, donc à l’opposé du… consensus mou. L’heure est définitivement à la contestation ferme et non au béni-oui-oui qui va lavé plus blanc que blanc, comme disait Coluche. La période qui vient est à la distribution des baffes.
Bien sûr, ce n’est pas un programme en soi, je le confesse, mais c’est malheureusement indispensable.
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-> Vitriol : L'Arche de... Noël
VITRIOL
L'Arche de... Noël
Tous les ans, en décembre, à l’époque de Noël, mais on entend s’exprimer le gouvernement du Tchad. Cette année, il réclame les 6,2 millions que doit l’association dite « l’Arche de Zoé ». Bref, l’histoire commence par le sieur Brett Sinclair qui connaissait le 4x4 par le biais du Cherokee de sa mère…
En 2002, Brett Sinclair président BCBG d’une Fédé Nationale du 4x4 « démocratique et national », entend prendre des sous, du pognon, du blé. Mais ne voyant rien venir, il prit l’Arche de Noé… en direction de la Thaïlande et l’Indonésie, en fin 2004, dans une action « humanitaire » pour constater l’étendue des dégâts causés par le tsunami. C’est sûr, Brett Sinclair sortant de la « sécurité civile », a pris… de l’oseille ! Mais pire, après le tsunami, il fallait prendre un « marché », notamment celui des enfants « orphelins » au Tchad. Comme ils disent dans le quotidien Sud-Ouest, « les bonnes intentions ne sont pas à mettre en doute… et surtout qu’ils ont entraînés avec eux d’autres bénévoles de bonne foi en… prison ».
Également d’autres médias le signalent par ailleurs, « Habillés en pompiers (NDLR : des « sécurité civile »), dans un contexte ou les humanitaires tâchent de passer inaperçus, nous les avons pris pour des charlots ». Cela nous aura servi de publicité pendant les Fêtes de l’Année : l’Arche de… Noël !
D’autres pensent que Brett Sinclair et sa folle équipée paie aujourd’hui très cher leur naïveté et aussi leur cupidité, surtout quand on veut faire d bénéfice… sur des enfants.

Pour info, sachez que la « sécurité civile » dépendait du… Ministère de l’Intérieur de l’époque.…
Mumu.
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